Articles marqués avec ‘Différences Culturelles’

Affaire BNP, une nouvelle preuve des relations incestueuses entre les banques et l’État

Ecrit par Alain Zeitoun sur . Publié dans ,

 FIGAROVOX/HUMEUR – François Hollande a écrit à Barack Obama à propos des poursuites engagées par la justice américaine contre la BNP Paribas.

Pour l’économiste Nicolas Lecaussin, cette intervention témoigne des connivences entre l’Etat et le monde bancaire.

Quelles que soient les conséquences de cette nouvelle affaire BNP, elle prouve – une fois de plus – que les relations incestueuses entre les banques et l’Etat français n’ont jamais cessé. Et que nos dirigeants sont toujours terriblement atteints par le virus interventionniste.


Nicolas Lecaussin est Directeur du développement de l’IREF (Institut de Recherches Economiques et Fiscales) et auteur de L’Obsession antilibérale française (Libréchange, 2014).

 Article complet du Figaro ICI

Leur travail envahit le domicile des israéliens (article en anglais)

Ecrit par Alain Zeitoun sur . Publié dans , , ,

Sur le ratio OCDE « équilibre vie perso/carrière », les Israéliens ont le mauvais score de 5.5 sur 10

6PM

Les travailleurs français ont toujours provoqué l’envie auprès des autres travailleurs dans le monde : leurs longues vacances d’Août, pendant lesquelles il est impossible de trouver des gens dans les rues, car tout le monde est en vacances ; une semaine courte ; des syndicats forts, des retraites généreuses.

Maintenant. Il y a une autre raison des les envier : un accord syndical signé avec un million d’employés du secteur du Conseil et du High Tech, y compris les employés francais de Facebook et Google dans le pays. Cet accord demande aux employés de fermer leurs téléphones et ordinateurs professionnels à partir de 18.00 et interdit aux employeurs de leur demander de lire leurs e-mails et de répondre aux appels professionnels en dehors des heures de travail.

Publié dans Globes le 28/04/2014 par Dafna Bramly-Golan (copyright Globes)

Lien vers l’article original ICI

Gigantesque étude du PEW Center… Quel sont les peuples les plus tolérants ?

Ecrit par Alain Zeitoun sur . Publié dans ,

Un think tank américain a sondé les frontières morales de la population de 40 pays. Les Français sont dans le peloton de tête des plus tolérants, les Israéliens plus mitigés…

PEW-adultere-alcool-divorce-quel-est-le-peuple-le-plus-tolerant

Des étudiants durant le spring break de l’université de Tennessee (Nick Tomecek/AP/SIPA)

Le très sérieux « Pew Research Center », un des think tanks les plus influents des Etats-Unis, a mené une vaste enquête au printemps 2013 à travers 40 pays du monde entier, en demandant à un échantillon représentatif de chaque population où se situaient ses frontières morales. Relations extraconjugales, alcool, avortement, homosexualité, jeux d’argent, sexe avant le mariage, divorce et contraception : sur chacun de ces 8 thèmes, près de 40.000 personnes ont dû dire s’ils trouvaient la pratique ou la consommation « moralement acceptable » ou non.

Cliquer ici pour visionner les résultats pour tous les thèmes pour chaque pays – en anglais

http://www.pewglobal.org/2014/04/15/global-morality/country/israel/

Cliquer ici pour visionner les données comparatives par pays pour chaque thème – en anglais

http://www.pewglobal.org/2014/04/15/global-morality/table/homosexuality/

Résumé interactif des données dans un article en français – le Nouvel Obs

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20140415.OBS3976/ok-fpe-adultere-alcool-divorce-quel-est-le-peuple-le-plus-tolerant.html

 

Connaître la culture de travail israélienne pour une meilleure intégration professionnelle

Ecrit par Alain Zeitoun sur . Publié dans , ,

Pour travailler en Israël et s’intégrer au milieu professionnel, il faut aussi connaître la mentalité des Israéliens sur leur lieu de travail. Salarié ou patron, l’Israélien aura parfois un comportement direct, familier et parfois même brutal. Qu’il s’agisse de son franc-parler ou de sa tenue vestimentaire décontractée (le costume cravate n’est pas de mise, pas même chez les ministres), l’Israélien au travail pourra surprendre un observateur non averti. Un francophone doit être conscient des différences de culture et de mentalité afin de mieux s’adapter au monde du travail en Israël.

Une des caractéristiques des Israéliens en général, et sur leur lieu de travail en particulier, est sans doute leur manque de politesse, voire l’impertinence (la « Houtspa »). L’Israélien est se lie facilement, parle beaucoup et développe rapidement des relations amicales. On se tutoie puisque le vouvoiement n’existe pas en hébreu et on s’appelle par son prénom à tous les niveaux de la hiérarchie. Ce qui ailleurs paraîtra pour de l’indiscrétion ou de la familiarité fait ici partie du comportement normal : les Israéliens n’hésitent pas à se montrer réciproquement leur fiche de paie, à s’enquérir de la santé de leurs épouses respectives et à s’intéresser à la carrière des enfants de leurs collègues, et tout cela de façon la plus naturelle qui soit.

Dans le quotidien, les Israéliens ne se serrent pas la main et ne se font pas la bise. On se dit « shalom, ma nishma ? » (« Bonjour, comment ça va ? ») et c’est tout. Si l’Israélien propose un café à son interlocuteur (collègue, client, fournisseur), ce dernier doit éviter de refuser, cela pourrait le vexer. Il est recommandé à un Européen de commander un café au lait (un « Nescafé ») plutôt qu’un café noir (un « turc » à l’oriental) qui est indigeste pour un consommateur non habitué.

Dans une enquête publiée en septembre 2007, le quotidien israélien Globes a tenté de dresser le profil psychologique de l’Israélien au travail. Les enquêteurs ont établi 10 portraits types du salarié et du patron en Israël.

Les cinq stéréotypes du salarié que l’on rencontre dans les entreprises israéliennes sont les suivants :

  • le râleur : rien ne le satisfait, il a toujours le sentiment que le monde entier est contre lui, qu’il se fait toujours avoir, que son matériel de bureau est le plus ancien de l’entreprise ; il prend plaisir à dire du mal de son employeur mais ne proposera rien pour améliorer la situation ; il se vexe quand son patron ne le félicite pas pour son travail, mais lui-même est avare en compliments pour les autres;
  • le perfectionniste : il sait que s’il ne fait pas le travail, personne ne fera aussi bien que lui ; il n’a confiance en personne sauf en lui-même, et il devient fou de jalousie lorsque l’un de ses collègues prend une initiative à laquelle il n’a pas pensé ; il ne peut pas réaliser son travail simplement, il vise toujours l’excellence, ce qui le met en concurrence avec les autres et aussi avec lui-même;
  • le bavard : non seulement il se souvient des prénoms et dates de naissance des enfants de son chef hiérarchique, il sait aussi dans quelles classes ils sont et quelles notes ils ont obtenues à l’examen d’anglais. Il remarque toujours quand le patron porte une chemise neuve et prend la peine de téléphoner à l’épouse de ce dernier pour la féliciter de son choix pour la couleur jaune moutarde. Quand le patron raconte une blague, il éclate de rire, même s’il l’entend pour la centième fois;
  • le bosseur : il ne vit que par et pour le travail, il ne parle que de son travail et sort le soir avec les collègues du bureau ; il ne prend jamais de congés de sa propre initiative car en dehors du travail il s’ennuierait à mourir ; dans la plupart des cas, il est célibataire et il a tout son temps pour terminer une mission ; ses collègues peuvent l’appeler au téléphone en pleine nuit, il n’attend que cela pour se donner le sentiment d’être indispensable;
  • le « Téflon » : comme la casserole du même nom, il ne colle à aucune polémique, il ne prend parti pour personne, ne se mouille jamais et il se tire toujours des mauvaises situations ; il reste neutre lorsqu’un conflit éclate, on ne lui fait jamais de reproche et on s’étonne de le voir réussir là où d’autres ont échoué.

Les cinq portraits types du patron israélien sont les suivants :

  • le tyrannique : il s’approprie les bonnes idées de ses subordonnés, exploite ses employés pour en tirer un maximum de profit, reprend à son compte les réussites des autres, fait des heures supplémentaires sans compter et néglige sa femme et ses enfants. Il distribue sans compter des instructions autour de lui, téléphone au bureau depuis l’avion qui le transporte en Etats-Unis pour s’assurer que tout va bien et montrer que c’est lui le patron, même pendant son absence;
  • le surdoué : il est capable de réaliser une téléconférence avec Tokyo, répondre à ses e-mails, participer à une réunion du conseil de direction, et convaincre un client du Brésil – le tout en félicitant sa secrétaire pour son nouveau chemisier. Et s’il peut être partout à la fois, il attend de ses subordonnés les mêmes capacités de travail;
  • le militariste : ancien général de Tsahal, il passe en revue ses employés tous les matins et distribue les ordres du jour au pas de course. Les projets les plus ordinaires sont préparés comme des opérations militaires, dans le secret et par le détail. Il organise pour son bureau des séminaires professionnels sur le mont Oural et n’hésitera pas à espionner ses concurrents pour découvrir les secrets de leurs nouveaux produits. Aux fêtes de fin d’année, il offrira à ses employés des bons d’achat dans un magasin d’articles de sport et de camping;
  • le salaud : il fait faire son travail par les autres, de préférence le travail le plus fastidieux, et se vante de « déléguer ses pouvoirs » ; il n’encourage jamais ses subordonnés et son sourire cache toujours son hypocrisie ou un « mauvais coup » en préparation;
  • le pacifiste : il ne s’oppose à personne, ne fait jamais de critique et ne s’énerve jamais ; il n’enguirlandera jamais un de ses salariés, et ne se mêlera pas des conflits qui opposent ses collègues ; il ne s’entoure que d’assistants qui lui ressemblent, il ignore les rumeurs mal intentionnées et ne voit que les bons aspects de son entreprise.—

Le fonctionnement du marché du travail israélien est très différent de celui existant en France

Ecrit par Alain Zeitoun sur . Publié dans , ,

Par Jacques Bendelac, publié sur Israel Valley

Pour trouver un travail en Israël, il est nécessaire d’avoir une connaissance minimale du marché du travail, de son fonctionnement et de ses caractéristiques. En sachant à qui il s’adresse, le candidat à l’emploi pourra mieux mettre en valeur ses compétences et s’adapter aux profils recherchés.

Le fonctionnement du marché du travail israélien est très différent de celui existant en France. De ce point de vue, l’économie israélienne est beaucoup plus libérale que celle de la France : le salarié est moins protégé, le travail est plus flexible, la garantie de l’emploi disparaît et la dualité entre secteurs public et privé se creuse.

1) La flexibilité du travail s’est accentuée ces dernières années. Il est relativement simple d’embaucher un salarié mais il est tout aussi facile de le licencier. Pour la plupart, les contrats d’embauche sont à durée déterminée et un employeur israélien n’hésite pas à remplacer rapidement ses salariés pour ne pas avoir à leur payer de lourdes indemnités. La procédure de licenciement est relativement simple et il n’est même pas nécessaire pour l’employeur de se justifier. En revanche, les charges sociales qui reposent sur l’employeur sont parmi les plus basses du monde (5,4%), ce qui rend l’embauche moins coûteuse. La flexibilité de l’emploi se traduit par des formes de travail particulières :

  • le travail temporaire est une forme de travail très courante en Israël. En 2007, près de 10% des emplois sont remplis par des salariés intérimaires recrutés par l’intermédiaire d’une agence de travail temporaire. Cette forme de travail augmente les chances ultérieures d’être embauché directement par l’entreprise mais elle accroît aussi la précarité et l’instabilité du travail;
  • le travail à temps partiel est largement répandu : en 2007, plus de 26% des salariés israéliens étaient employés à temps partiel. Son rythme d’extension est aussi très rapide : la moitié des emplois créés en 2006-2007 sont des emplois à temps partiel. Beaucoup d’Israéliens accumulent plusieurs jobs à temps partiel, ce qui multiplie les expériences professionnelles;
  • Le travail indépendant est relativement peu pratiqué en Israël, mais il est en augmentation constante durant la dernière décennie ; en 2007, 13% de la population active exerçaient une profession libérale.

2) La dualité du marché du travail israélien reste forte. Le secteur privé se distingue de la fonction publique par des critères de recrutement et des conditions d’emploi différents :

  • Les conditions de recrutement dans chacun des deux secteurs sont différentes : la fonction publique est accessible sur « concours » (« mikraz ») interne ou externe, composé de tests d’aptitude et d’un entretien devant une commission ; dans le privé, ce sont les compétences et les tests psychologiques qui sont décisifs.
  • Les conditions de salaire et d’avancement sont différentes, notamment l’importance qui est faite au diplôme : dans le public, le diplôme accorde des suppléments de salaires et de meilleurs conditions d’avancement, alors que dans le privé le diplôme est moins important, la réussite professionnelle étant le principal critère de rémunération.

3) Le secteur privé n’est pas uniforme, les secteurs de pointe et les branches traditionnels sont deux mondes distincts :

  • Les entreprises de « high tech » forment un monde à part dans l’économie israélienne, tant au niveau des rémunérations, des conditions de travail que de la stabilité de l’emploi ; les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) sont devenues prédominantes dans le secteur du high tech: en 2007, elles représentaient 11% du PIB, 12% de la population active et 20% des exportations israéliennes.
  • L’importance économique du secteur dit « traditionnel » est encore forte : c’est le plus gros pourvoyeur d’emplois, même si les rémunérations sont moindres que celles accordées dans le secteur de pointe.

4) La ventilation sectorielle de l’emploi salarié montre, ces dernières années, un transfert d’emplois :

  • du secteur public au secteur privé ;
  • et des industries vers les services, notamment les services financiers, les services aux entreprises, l’hôtellerie et la restauration ; les sociétés de services sous toutes leurs formes recrutent régulièrement du nouveau personnel.

5) Le marché israélien est dynamique et très changeant : la conjoncture israélienne peut se retourner très vite et le marché du travail reste sensible aux mouvements de la conjoncture. Les créations d’emplois peuvent redémarrer rapidement ou, au contraire, être freiné brutalement par une crise militaire ou politique.

Ces caractéristiques du marché du travail en Israël doivent conduire le candidat à l’emploi à prendre en compte des facteurs suivants :

  • Les agences privées de recherche d’emploi sont de plus en plus nombreuses et très actives : l’inefficacité de l’Agence nationale pour l’Emploi conduit les demandeurs d’emploi israéliens ainsi que les employeurs à faire appel aux services des agences privées.
  • Les sociétés de travail temporaire sont devenues incontournables pour intégrer le marché du travail en Israël ; l’intérim présente l’inconvénient d’octroyer des conditions de travail médiocres, mais c’est parfois un moyen efficace pour démarrer une nouvelle carrière. Dans la plupart des cas, les agences privées de recrutement font aussi office de société d’intérim.
  • Les employeurs passent de plus en plus par des cabinets de recrutement qui font un usage intensif de tests en tous genres.
  • La connaissance de l’hébreu n’est pas un atout en soi mais elle facilite les premiers contacts ; dans certaines entreprises, la connaissance de l’anglais et/ou du français est parfois plus importante que l’hébreu, mais la langue nationale reste la clé de l’intégration sociale.

Extrait du “Guide des Stages et Emplois en Israël” de Jacques Bendelac, Edition IsraelValley, 2008