Peut-on faire une carrière dans un centre d’appels en Israel?

Ecrit par Alain Zeitoun sur . Publié dans ,

Avantage pour les nouveaux immigrants, mais attention aux employeurs peu scrupuleux.

Peut-on faire une carrière dans un centre d’appels ?

L’apparition des centres d’appels (ou call centers) en Israël remonte au début des années 1990, lorsque la société Kishurit Call Center a commencé à proposer aux entreprises israéliennes de sous-traiter certaines de leurs activités, comme le service après-vente et le télémarketing. Depuis, le secteur des centres d’appels en Israël a connu un boom exceptionnel ; on compte aujourd’hui plus de 500 call centers qui sous-traitent pour des entreprises israéliennes et étrangères. L’un des plus grands centres d’appels d’Israël a été ouvert à Jérusalem par l’opérateur américain de télécommunications IDT Global qui y emploie plus de 1.000 salariés et dont l’activité est essentiellement orientée vers les Etats-Unis.

L’essor de cette activité en Israël est liée à plusieurs facteurs favorables : une population multilingue et qui partage les affinités culturelles de la clientèle potentielle, un coût de la main d’œuvre plus faible qu’en Europe et aux Etats-Unis, une technologie à usage des centres d’appels très performante, et des allégements fiscaux dans certaines régions du pays.

Pour le francophone israélien, l’emploi dans un centre d’appels présente les avantages suivants :

  • la possibilité de travailler dans sa langue maternelle ;
  • les opportunités de faire une carrière dans les différents métiers des centres d’appels (comme télévendeur, superviseur ou conseiller service client) ;
  • une formation interne et le développement de compétences techniques acquises dans la pratique de certains métiers de la télévente ;
  • des heures de travail souples et adaptées aux horaires des pays clients ;
  • des allégements fiscaux pour les résidents de certaines localités de la périphérie.

Conseils pratiques :
L’association AMI met en garde les candidats à l’emploi dans un call center contre les employeurs peu scrupuleux qui imposent des conditions de travail parfois contraires à la loi israélienne. Par exemple, il est recommandé de ne pas travailler sans fixe ou avec une rémunération inférieure au salaire minimum ; de même, il est illégal en Israël de travailler pendant les jours fériés, même s’il s’agit de jours ouvrables à l’étranger. De façon générale, il faut préférer les grandes sociétés qui ont pignon sur rue et éviter les petites structures qui sont parfois des centres d’appels illégaux.

Source: Guide stage et emploi en Israël. Jacques Bendelac

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