NOURIEL ROUBINI A PREDIT LE CRACH POUR 2008 PREDIT AUJOURD »HUI LA RECESSION

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publié le 9 sept. 2011 09:11 par webmaster AAEGE   [ mis à jour : 9 sept. 2011 09:34 ]

Transmis par notre camarade Moshe BAHAR  http://www.linkedin.com/in/arnaudmoshebahar

Né à Istanbul dans une famille de Juifsiraniens, il a vécu une enfance nomade : à l’âge de deux ans, il a vécu à Téhéran (Iran), puis Tel Aviv (Israël) et finalement en Italie où il a accompli l’équivalent d’un diplôme collégial. Par la suite, il a étudié en économie à l’Université Harvard aux États-Unis, où il a accompli son doctorat en sciences économiques en 1988. Selon son superviseur, Jeffrey Sachs, il avait le talent inhabituel de comprendre les institutions économiques de façon mathématique et intuitive[4].
Il a occupé des postes d’enseignement à l’Université Yale.
Il a été économiste senior aux Affaires internationales pour le compte du Council of Economic Advisers (juillet 1998 – juillet 1999), organisation chargée de conseiller le président des États-Unis. Au Département du Trésor des États-Unis, il avait un rôle de conseiller senior auprès du sous-secrétaire aux Affaires internationales (de juillet 1999 à juin 2000).
Dans les années 1990, Roubini avait étudié l’effondrement des
économies émergentes. En ligne avec le talent explicité par son superviseur Sachs, il a appliqué une approche historique et intuitive tout en s’appuyant sur sa connaissance des modèles économiques dans le but d’analyser ces pays. Il arriva à la conclusion qu’un commun dénominateur était la cause de ces effondrements : les pays finançaient la balance courante par des emprunts effectués à l’étranger. Il a prédit que les États-Unis seraient probablement le prochain pays à subir un tel choc : en 2004, il a commencé à exposer ses théories à propos d’un tel effondrement[4].
En septembre 2006, il a annoncé lors d’un discours devant une audience de spécialistes, sceptiques, du

FMI, qu’une crise économique était en gestation : « Dans les mois et les années à venir, les États-Unis vont probablement vivre une dépréciation immobilière qui ne se voit qu’une fois dans une vie, un choc pétrolier, une diminution prononcée de la confiance des consommateurs et, ultimement, une grave récession. »[trad 2]. Il a prédit la cessation de paiements sur les hypothèques résidentielles, la non-viabilité des mortgage-backed securities dont la valeur atteignait des milliers de milliards de dollars américains et l’arrêt du système financier mondial[4]. Depuis, l’économiste Prakash Loungani, à l’emploi du FMI, l’a surnommé « le prophète ».

Bien qu’il ait prédit que la

crise financière de 2008 commencerait plus tôt qu’elle ne l’a fait, ses descriptions des causes et effets ont été confirmées. En conséquence, il est en 2009 un intervenant majeur dans les débats économiques se déroulant aux États-Unis et sur la scène internationale. Le New York Times affirme qu’il est « le sage qui a vu venir » et le Prospect Magazine, en janvier 2009, l’a mis en 2e place sur une liste des 100 intellectuels vivants les plus influents[5]. Il a prononcé des discours devant le Congrès des États-Unis, le conseil des relations étrangères et le Forum économique mondial à Davos, Suisse[4].

En 2009, il est régulièrement consulté par les gouverneurs des

banques centrales en Europe et en Asie. Il occupe également un poste de professeur d’économie au Stern School of Business de l’Université de New York

En date de janvier 2009, Roubini demeure pessimiste à propos de l’économie mondiale. Il affirme que les États-Unis ont un marché financier de piètre qualité, plutôt qu’un marché de prêts hypothécaires de piètre qualité. Bien qu’il ne croie pas que les États-Unis soient menacés de revivre la Grande Dépression, ce sera leur pire récession depuis les années 1940[6].
Observant la situation globale, il affirme que l’économie américaine se contractera, ce qui causera une récession mondiale. En
Europe, au Canada, au Japon et dans les autres économies avancées, elle sera sévère. Les économies émergentes qui font affaire avec les pays développés ne seront pas épargnées[6].
Le 22 janvier 2009, Elisa Parisi-Capone et Roubini ont publié une étude dans laquelle ils prédisent que la

crise financière de 2008 pourrait coûter jusqu’à 3 600 milliards USD à l’ensemble des institutions financières et des maisons de courtages faisant affaire aux États-Unis[2]. Selon Roubini, l’ensemble du système bancaire américain détient environ 1 400 milliards USD en capital. Puisque les pertes sont plus élevées, cet ensemble est donc en faillite technique[7]. Le système bancaire européen est aussi dans un état similaire[7]. En 2011, il annonce que les investissements chinois créent des surcapacités qui la mèneront à sa perte en 2013.[8]

«Dr. Catastrophe» a encore frappé. Surnommé ainsi pour avoir prédit dès 2006 l’explosion de la bulle immobilière américaine et ses conséquences sur la sphère financière mondiale, Nouriel Roubini tire la sonnette d’alarme concernant l’actuelle crise économique. Le président et co-fondateur de Roubini Global Economic LLC juge, dans un entretien à l’agence Bloomberg , que l’actuel ralentissement de l’économie mondiale accélère le risque d’une nouvelle crise financière. Il y a quelques mois, l’économiste (qui a notamment prévu une explosion de l’eurozone d’ici à cinq ans) s’attendait à une «tempête» pour 2013. Mais la conjonction de «la faiblesse de l’économie américaine, celle de zone euro et de la Grande Bretagne» risque de «nous faire plonger plus tôt», affirme-t-il, n’hésitant pas à évoquer le spectre d’une «nouvelle Grande dépression».
Pointant coup sur coup le vent de panique sur les marchés d’actions européens, le «coût record» de l’assurance des dettes des banques, la morosité de la reprise de l’économie mondiale et le poids des dettes de la zone euro, il y aurait d’après lui «une probabilité de 60%» que les économies avancées sombrent dans la récession. Nouriel Roubini pointe ainsi l’urgence «de restaurer la croissance, pas pour les cinq ans à venir, mais aujourd’hui». «Nous avons besoin d’un stimulus d’ampleur à court terme, poursuit l’économiste, sous peine de nous retrouver à court de cartouches.»

Privilégier les dollars

Pour la zone euro, le «Conseil pour le futur de l’Europe» (créé par le milliardaire Nicolas Berggruen et dont Nouriel Roubini est membre), a préconisé ce lundi un renforcement du fédéralisme pour sortir de l’impasse. En clair, il s’agit de renforcer le FESF, le fonds de secours européen (dont Berlin vient de refuser toute augmentation ce mercredi), de créer des euro-obligations, et de s’assurer que les banques sont suffisamment capitalisées pour résister à un choc.
Pour se couvrir en cas de crise majeure, l’économiste n’est pas non plus en reste côté «recommandations». Ainsi, il précise que s’il disposait de beaucoup d’argent à investir, il conserverait ses bas de laine «essentiellement en cash», privilégiant les dollars, la devise américaine se renforçant en période de crise. Les obligations des États aux budgets peu déficitaires et peu endettés, comme l’Australie et le Canada, auraient également ses faveurs. Tout en boudant les actifs risqués, comme les actions et les matières premières jugés trop volatiles.

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