LE SUD SOUDAN ou JUBA -SOUDAN-Un Nouvel Etat-Nouveau Defi de la Gestion des Ressources en Eau

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publié le 21 sept. 2011 04:51 par webmaster AAEGE   [ mis à jour : 21 sept. 2011 05:03 ]

Le Sud-Soudan a obtenu son indépendance par la voie de la démocratie, après 50 années de lutte armée. Une guerre qui continue de déchirer le pays. La gestion des ressources en eau est un des principaux défis que le nouvel état va devoir relever.

Une des premières conditions à une bonne gestion de l’eau est de connaître ses ressources afin d’en préserver la pérennité. L’accès à l’eau est un toujours été un enjeu crucial pour les populations. Le Sudsoudan manque d’infrastructures et de moyens. Les conditions politiques instables n’aident pas le pays à se construire et à évoluer sur les voies d’un développement durable. Il devra être soutenu et aider à établir une bonne gouvernance, car sans bonne gouvernance, pas d’accès à l’eau potable.

L’Article nous a ete transmis par Patricia Aline HUGONIN et est publie en extenso sur http://vertigo.revues.org/11057#text.

Nous en publions les extraits les plus interessants

Plan

 La gestion de l’eau dans les pays africains se base généralement sur un Code de l’eau13. Ce code est un texte juridique prévoyant la protection des ressources en eau, qu’elle soit souterraine ou de surface y compris les zones humides, ainsi que l’accès à l’eau pour tous les citoyens14. Part contre le Soudan n’a pas de loi spécifique pour la gestion de l’eau15, sa gestion incombe au Ministère de l’irrigation des ressources en eau. En 2000, le Soudan (nord) a créé le Conseil national pour l’eau pour développer une politique et gérer l’eau. La législation soudanaise de l’eau dépend de plusieurs Lois : « Enviromnental and Natural Resources Act (1991) » et « Water Resources Act (1995) » et le « Groundwater and Wadis Directorate Act (1998) ». Le Sud-Soudan doit par contre établir son propre Code de l’eau. Pour l’instant, il est établi depuis 2004, par le « Power-sharing Protocol » « la commission du bassin du Nil » à la compétence exclusive pour tout ce qui concerne la gestion des eaux du Nil.

  • 13  http://www.droit-afr (…)
  • 14  A tire d’exemple un extrait du code de l’eau à Madagascar : Le droit fondamental d’accès à l’Eau m (…)
  • 15  Frenken, FAO, 2005, L’irrigation en Afrique en chiffres Enquête AQUASTAT – 2005 FAO RAPPORTS SUR L (…)
  • 16  http://www.siwi.org/ (…)

13Le « CPA » (ou accord de Nairobi) accorde le droit au Sud soudan d’établir des standards minimums et le conseil intérimaire sud soudanais a l’autorité compétente afin de décider de sa gestion de l’eau (et des déchets) (RWIR)16.

  • 17  ftp://ftp.fao.org/agl/aglw/docs/wr29_fre.pdf

14Le Soudan (nord et sud) possède des ressources en eau suffisante, elles sont estimées au total à 149 Km3 en intégrant le débit du Nil estimé à 84 km3 à la hauteur Aswan (Assouan).Toutefois, politiquement le Soudan ne peut prélever que 18,5 km3 du débit, ce qui par conséquent baisse la quantité de ses ressources disponibles (RERR : 65 km3). Les prélèvements totaux en eau pour l’agriculture, l’industrie et les collectivités sont estimés à 37,3 km3 par an, ce qui correspond à 124 % des ressources en eau renouvelables internes (30 km3). La plupart des prélèvements sont réalisés à partir des eaux du Nil transfrontalier, mais aucun traité ne lui en assure la disponibilité (Frenken, 2005)17. Ces chiffres laissent supposer que le Soudan prélève plus que son quota ? Que se va-t-il se passer pour le Sud soudan ?

Nil

15Un des nombreux enjeux dans le cadre de la gestion de l’eau au Sud-Soudan sera la répartition des eaux du Nil avec ses nombreux voisins. Le Nil blanc passe à Juba et forme le Nil lorsqu’il rencontre le Nil bleu à Khartoum. Le Nil blanc (incluant Sobat River) contribue à hauteur de 28 % (environ 23 milliards de m3) du débit total du Nil (Salman, 2011). Toujours d’après Salman, le Nil blanc perd beaucoup de son débit au Sud-Soudan principalement à cause des nombreux marécages. Un des scénarios les plus probables est que le Sud-Soudan cherchera à conserver une bonne part de l’eau afin d’augmenter la disponibilité de cette ressource essentielle.

16Le Regional Water Intelligence Reports (RWIR) a élaboré 4 scénarios à propos des accords transfrontaliers entre le Sud-Soudan et le nord concernant l’eau du Nil :

    • 18  Ce scénario semble assez improbable ?

    Le Scénario 1 : Unité : le Sud et le Nord s’accordent et partagent équitablement les ressources18,

    • 19  Accord sur le partage des eaux du Nil (accordant à l’Égypte 55km3) : http://www.nilebasin (…)

    Scenario 2 : Indépendance et succession à l’accord de 195919. Le Sudsoudan devient le 11e état à la commission du Nil et est intégré aux négociations ;

  • Scénario 3 : Indépendance sans succession à l’accord de 1959. Il ne fait partie de la commission du Nil et fait des demandes en ce sens ;

    • 20  Attendre et voir

    Scénario 4 : Indépendance et « wait and see 20 » il est passif et attend de voir ce qu’il se passe.

17En 27 mars 2011, le premier ministre égyptien a effectué une visite officielle au Sud-Soudan, il s’agissait pour le gouvernement égyptien de parler des accords du bassin du Nil et du projet du Canal Jonglei.

Jonglei Canal

18Le projet du Jonglei Canal, est un projet qui dévierait (en partie) « la rivière Bahr el Jebel » sur le Nil Blanc pour rejoindre la ville de Malakal depuis la ville sudiste de Bor L’initiative de ce projet a été étudiée par les Égyptiens et les Anglais pour la première fois en 1898. En 1946, une commission est établie : le « jonglei investigation team » et publie un rapport en 1953. Ce projet est délaissé au 2e plan par les autorités égyptiennes, qui sont absorbées par le barrage d’Assouan. La construction du canal commença en 1974, projetant 360 km de canal de Bahr el Jebal à Jonglei village. Ce projet a toujours rencontré une forte opposition au Sud, car il était vu comme servant les intérêts égyptiens et nord soudanais. Plusieurs manifestations ont eu lieu contre le projet ce qui eut pour conséquence au moins 3 morts. La construction du canal continua pourtant jusqu’en 1983 avec la construction de 260 km de canal. C’est en février 1984 que SLA (armée de libération soudanaise) attaqua le chantier provoquant l’arrêt du chantier. Le projet du Jonglei canal est considéré comme un facteur socio-économique de la guerre civile (Salman, RWIR). Cependant le Sud pourrait changer d’avis, sur la finition du Canal, sous la pression égyptienne, il pourrait reprendre sa construction.

Les marécages

19Le Soudan a signé la convention de Ramsar le 7 mai 2005. Le Sud soudan possède, quant à lui le plus grand marécage du monde, 30 000km2 à 40 000km2, mais plus de 50 % des eaux s’évaporent, ayant pour résultat une ressource hydrique moindre en aval. Cette perte a toujours été considérée comme un problème par le Soudan et l’Égypte et c’est la principale raison de la construction du canal. Simplement d’un point de vue écologique et hydrologique, cette eau évaporée contribue au cycle de l’eau et à la diversité écologique de la région.

20En effet, les marécages abritent une faune et une flore importantes et notamment pour de nombreuses espèces d’oiseaux, dont une forte population de « bec-en-sabot-du-Nil » (Balaeniceps rex). Le maintien de cette région est primordial pour l’équilibre biologique de cette espèce. De plus, elle abrite des populations de « grues couronnées » (Balearica pavonina), une espèce classée comme vulnérable. Toutes ses espèces dépendent des marécages et le maintien de ce biotope est indispensable à leurs survies.

21Les marécages sont liés au Jonglei canal. En prélevant l’eau, on déséquilibrerait cet équilibre et l’impact se ferait ressentir non seulement sur la faune et la flore, mais aussi sur les populations qui vivent de la pêche et des pasteurs, qui vivent en bonne entente sur ses rivages. Ainsi il apparait primordial d’investir dans une étude d’impact sur l’équilibre entier de la région et pas seulement au niveau hydrologique. Est-ce que ce canal apporte aux populations locales de l’eau ? Permet-il d’améliorer les conditions de vie de ses habitants ? Le but du canal reste flou, limiter l’évaporation des eaux du Nil ne semble pas un but en soi. En effet, si on souhaite limiter l’évaporation pourquoi laisser s’évaporer 11 % plus loin au barrage d’Assouan ?

22Le scénario écologiste retiendrait 16-20 Mm3/jour comme débit pour canal projeté. D’après les travaux de Lambert (2009), l’évaporation du canal est une relation linéaire avec la largeur de ce dernier : plus le canal est large, plus l’évaporation est grande. De plus, l’étude montre que le taux d’évaporation ne descendrait que d’environ 1 %, ce qui n’est pas probant. Ne déplace-t-on pas alors le problème ? Il existe sûrement des solutions plus écologiques que celle de construire un canal. Une étude d’impact devrait être envisagée. Dans les pays industrialisés, pour toutes constructions de ce type, des études d’impacts sur les milieux sont faites et des compensations écologiques sont faites afin de maintenir l’équilibre du milieu. Les marécages sont des milieux délicats à préserver, diminuer les apports d’eau aura sans aucun doute un impact sur ce milieu. Pourquoi ne pas faire une étude écologique sur les conséquences d’un tel prélèvement ?

Barrages

23En Afrique, les changements du régime hydrologique (dû aux barrages) sur les rivières ont des impacts négatifs sur les zones d’inondation ; l’agriculture, la pêche, la pastoralité et les forêts en sont affectées. Ces activités constituent un revenu important des différentes communautés indigènes, ce sont leurs gagne-pain et les moyens de subsistance. L’économie des zones humides est très importante en Afrique et cela inclue les zones d’inondation des rivières, les lacs et leurs rivages ainsi que les estuaires…… C’est ce que l’on peut constater aussi dans la partie semi-aride de l’Afrique comme le Sud soudan, Okavango Delta Botswan et dans les aires humides telles que les marécages de l’est du Zaïre. (The Report of the World Commission on Dams, chap3, 2000, p 84 )21.

  • 21  http://hqweb.unep.or (…)

24Le barrage du Roseires retient 3,7 km3 et assure l’irrigation pour la plaine de Gezira. Le barrage du Sennar assure irrigation des cultures de la région d’Al Jazirah. Le gros problème des barrages dans cette région est la sédimentation. Ainsi, le réservoir du barrage des Roseires est passé de 50 m à 17 m de profondeur entre 1966 et 1975. Ceci est dû aux sédiments reçus des plateaux éthiopiens (Lassere, 2002).

25Le Sud-Soudan sous-exploite son potentiel hydroélectrique, actuellement 80 % de ce marché n’est pas exploité. Le potentiel économique de l’intégration du marché sud-soudanais dans le marché d’électricité africain est estimé à 600 millions de $.

Des défis connexes à la gestion de l’eau

26D’autres paramètres incontournablessont à prendre en considération dans la gestion de l’eau au Sud-Soudan, soit les changements climatiques, la gestion de la forêt et des terres arables.

Changements climatiques

27Il est largement prouvé par les relevés d’observation et des projections climatiques que les sources d’eau douce sont vulnérables et auront à souffrir gravement du changement climatique, avec de grandes répercussions sur les sociétés humaines et les écosystèmes (Bates &all. 2008). D’avril à octobre, c’est la saison des pluies, qui diminue graduellement lorsque l’on se dirige vers le Nord (WWR3, p5). Les précipitations diminuent sur l’ensemble du pays. Le Sud-soudan Sud et le Soudan sont très exposés aux changements climatiques et sont donc vulnérables. Durant les 40 dernières années, le désert nord-soudanais a gagné 96 kilomètres en direction du Sud, les précipitations ont chuté de 16 à 30 % ; les modèles prévoient que les températures vont s’élever de 0,5° à 1,5 °C entre 2030 et 2060 ; la production des denrées de bases pourrait baisser de 70 % (Terdiman, 2007). Seulement après des années de violence, le manque d’infrastructure, la corruption, la pression démographique sont des enjeux à résoudre par le nouvel état qui vont apparaître en priorité avant les impacts des changements climatiques22. Cependant, négliger ce paramètre mettrait en danger le potentiel des ressources en eau du Sud-Soudan.

  • 22  http://www.ias.unu.e (…)

Forêts

28La situation actuelle des forêts au Sud-Soudan23 fait craindre que le cercle vicieux de la déforestation et de la sécheresse ne soit désormais hors de contrôle24 (Petitjean, 2008). Le bilan est catastrophique : à l’est du Soudan, 95 % des forêts ont été défrichées et 17 millions d’hectares ont été finalement perdus par l’érosion et par des cultures inadaptées25.

  • 23  http://rainforests.m (…)
  • 24  http://www.partagede (…)
  • 25  Lassere, F. 2002, Eaux et territoires, chap. 10 : l’Égypte peut-elle envisager un partage du Nil, (…)

29En aout 2010 avec l’appui du PNUE, le ministère de l’Environnement du pays a terminé la politique environnementale du Sud-soudan pour 2010 (« South Sudan Environmental Policy 2010 ») ainsi que des propositions de lois environnementales (« 2010 South Sudan Environment Act »).

30Selon le Rapport de synthèse du PNUE, Évaluation environnementale post-conflit,au Soudan, le taux de déforestation est estimé à 0,84 %par an à l’échelle nationale et à 1,87 % par an dans les régions couvertes par l’étude de cas. Cette situation est largement imputable aux besoins énergétiques et au défrichement des terres pour l’agriculture. Entre 1990 et 2005, le Soudan a perdu 11,6 % de son couvert forestier, soit environ 8 835 000 hectares. Au niveau régional, les deux tiers des forêts du nord, du centre et de l’est du pays ont disparu entre 1972 et 2001. Le Sud-Soudan a quant à lui perdu 40 % de ses forêts depuis l’indépendance du pays, et le phénomène se poursuit, en particulier à proximité des grandes villes. L’extrapolation de ces taux de déforestation indique que le couvert forestier pourrait régresser de plus de 10 % par décennie. Dans les régions exposées à des pressions extrêmes, le PNUE estime qu’il pourrait même disparaître totalement d’ici dix ans. Ces tendances négatives témoignent des graves menaces qui pèsent sur cette ressource si précieuse, dont dépendent totalement les populations rurales et une grande partie de la population urbaine pour la satisfaction de leurs besoins en énergie. Géré correctement, pourtant, le secteur forestier pourrait offrir des possibilités non négligeables de développement économique et de commerce durable entre le nord et le sud. (20). Le rapport démontre que les conflits armés, les déplacements de populations sont des facteurs aggravants la situation.

  • 26  http://www.unep.org/ (…)
  • 27  http://hqweb.unep.or (…)

31Le PNUE a lancé une campagne pour planter un million d’arbres à travers le Sud-Soudan entre 2010 et 201126, basée sur la campagne « un milliard d’arbres à travers le monde » de la conférence sur le changement climatique. Dans le cadre de la campagne « Keep Juba Green » (en français : Gardons la ville de Juba verte) 500 000 arbres seront plantés autour de la ville de Juba, dans le sud du Soudan27.

Terres arables

32L’irrigation est un important consommateur d’eau au Soudan, comme dans la majorité des pays. Au Soudan en 2000, superficie équipée pour l’irrigation était de 1 863000 ha, soit 67 % du potentiel d’irrigation et 11.2 % de la superficie cultivée. Le coton représente 166 900 ha de cultures irriguées. Le taux d’accroissement des superficies irriguées du Soudan est négatif (-0,9 pour cent par an), car la dégradation de certains périmètres est telle qu’elle ne permet plus l’utilisation, ni la réhabilitation des systèmes (Frenken, 2005). La salinisation du Soudan en 1999 concernait 500 000ha et est un problème important. Le Soudan a subi une importante dégradation : la superficie réellement irriguée a diminué de 63 % en 1995 à 43 % en 2000 (Lassere, 2002). Le Sud-Soudan devra faire face à ces problèmes.

  • 28  http://www.monde-dip & Daniel Shepard et Anuradha Mittal, « The great land grab : Rush for wo (…)

33Une autre pression est le rachat des terres arables par des entreprises étrangères. La Nile Trading and development inc, entreprise américaine a acheté pour 25 000$ : 600 000ha de terres arables. Cette entreprise profite de 60 % des bénéfices d’exploitation et 40 % vont à Mukaya Payam (coopérative sud-soudanaise). De plus, l’assurance American International Group (AIG), aurait loué de 400 000 à 1 million d’hectares dans le sud du Soudan au seigneur de la guerre Paulino Matip28.). Est-ce que ces sociétés exploiteront les sols en respectant l’environnement ? Vont-elles cultiver de manière intensive les terres arables ? Le Sud-Soudan devra faire respecter une protection de l’environnement stricte afin de ne pas risquer de perdre l’utilisation définitive de ses terres.

34En théorie, le Soudan ne manque pas de ressources naturelles, ce sont les déplacements de population, le manque institutionnel, la mauvaise répartition des ressources qui sont les principaux obstacles. Au Sud- soudan, la guerre de l’eau n’a pas lieu, car c’est actuellement une autre ressource qui focalise toute l’attention des différents acteurs : le pétrole.

Le Sud-Soudan est un état à construire.

35Difficile d’élaborer un scénario du futur état et des prochains développements de celui-ci. Actuellement, le Nord impose un blocus des routes en direction du Sud. Imposant au nouvel état, un état quasiment de siège. De plus, d’après certaines sources, le Nord arme certaines ethnies et attise les rancoeurs existantes. Le Sud-Soudan doit être aidé à prendre pied dans la démocratie et soutenu dans une politique respectueuse de l’environnement qui doit intégrer les principes du développement durable. Ce que les différentes instances ont compris, car le Sud-Soudan devrait recevoir des aides financières conséquentes :

  • 29  http://www.vigilance (…)
  • 30  http://preprod.europ (…)

36Le 14 juin 2011, la banque mondiale propose un fonds d’aide au Sud-soudan de 75 millions de $ qui sera à mis à sa disposition après son indépendance. La Résolution du Parlement européen du 9 juin 201129 sur le Soudan et le Sud-soudan : ajoutera ce que le conseil avait précédemment annoncé, le 17 mai 2011, l’octroi de 200 millions EUR au Sud-soudan en sus des 150 millions EUR30. L’aide européenne contribuera à la mise en oeuvre du futur Plan de développement du gouvernement du Sud-Soudan (2011-2013). Concrètement, six secteurs prioritaires ont été retenus : la justice, l’éducation, la santé, la gestion de l’eau, le développement urbain et l’économie rurale. Cependant nombreuses aides internationales sont détournées et les plus pauvres ne profitent que rarement de cette manne. Des experts dénoncent cette manne et en effet, le questionnement des aides sans suivi.

37Au Sud soudan il n’y pas de guerre de l’eau, mais les experts le constatent l’eau est le facteur déclencheur ou aggravant de tensions existantes. Le Sud-Soudan a de nombreux et difficiles défis à relever. Il faut constater que même si l’eau fait partie de ces urgences, « sans eau, pas de vie » et pas de possibilité de cultures, tout laisse à croire que le Sud-soudan va d’abord consolider son accès à ses richesses et principalement au pétrole.

38Il existe des mesures écologiques simples qui permettent de préserver le milieu et il faut aussi établir des lois de protection de l’environnement permet de restreindre les impacts négatifs afin de préservera la pérennité des ressources en eau que ce soit par la restriction de l’utilisation des Terres et des forêts et surtout les appliquer.

39Le Sud-Soudan devra établir des priorités. Espérons qu’il s’engagera sur la voie du développement durable, il faut malheureusement le constater, les sud soudanais ont des urgences qu’ils doivent régler avant de développer une politique sur le long terme.

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