Le Développement du NEGUEV

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publié le 28 avr. 2011 20:30 par webmaster AAEGE 

Communiqué de Ezra

(Tire partiellement du Jerusalem Post –
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1302257280165&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull )

Raz ARBEL directeur du département touristique de Ramât Néguev est l’un des principaux artisans du développement de
cette région, la plus grande du désert. Le conseil régional, situé au sud d’Israël, s’étend sur plus de 30 % du territoire.
Mais au sein de ses 11 localités : seuls 3 700 habitants. Un nombre qui ne cesse pourtant d’augmenter puisque chaque
année ce sont entre 30 et 60 familles qui choisissent de venir vivre l’expérience du désert. Une réussite dont Raz ARBEL
est fier :  » Nous sommes parvenus à tout combiner, économie locale, agriculture, éducation et tourisme. Nous avons fait
du désert un endroit habitable et accueillant ».

Malgré un environnement hostile, les agriculteurs et les paysans de la région ont réussi le pari de cultiver cette terre
désertique. A force de travail et d’innovations, le secteur agricole est même devenu l’industrie majeure de Ramât Néguev.
C’est lui qui crée le plus d’emploi, notamment grâce à la culture des olives. Mais pas seulement. Raz ARBEL explique,
« depuis que l’on a trouvé de l’eau, il y a une quinzaine d’années, l’agriculture est notre mine d’or dans le désert ! »

De l’eau dans le désert

Il y a quinze ans, une source d’eau salée avait été découverte à Ramât Néguev. Un trésor pour les habitants de la région.
L’eau révélée n’est pas potable mais constitue ce que l’on appelle de l’eau saumâtre, dont la teneur en sel est à peine
inférieure à celle de la mer. Cette ressource a permis l’explosion économique de Ramât Néguev. En quelques années des
fermes ont poussé un peu partout autour du gisement d’eau. Des élevages de poissons en plein désert ont vu le jour, des
ensembles de fermes d’exploitations se sont créées. Au fil des ans, l’agriculture est devenue l’une des principales sources
de revenu de la région.

Un ingénieux système de distillation permet aux agriculteurs d’irriguer leurs cultures grâce à un mélange d’eau salée et
d’eau douce. Raz ARBEL explique : « Nous avons mis au point un ordinateur qui nous permet de calculer le taux de
salinité de l’eau adapté aux récoltes. Les calculs sont basés sur des mois de recherche. Des spécialistes travaillent sur le
terrain avec les agriculteurs afin de permettre la création de nouvelles cultures ». Une réussite qui n’aurait pu se faire sans
la collaboration des exploitants, comme l’affirme ARBEL : « Les fermes appartiennent aux paysans. Ce sont eux qui sont
responsables de leurs cultures. Et pour cette raison, ils s’impliquent afin d’innover et de trouver de meilleures solutions
pour de meilleures cultures ».

Aujourd’hui, 90 % de l’activité agricole est basée sur la tomate cerise. L’un des marchés les plus porteurs au niveau
international. Mais d’autres produits sont également développés. On peut ainsi trouver des fraises, de la ciboulette et une
plante 100 % locale, la salicorne (sorte d’asperge de mer). Mais ces cultures ont un prix. Parfois élevé.
« Les serres dans lesquelles les agriculteurs cultivent, coûtent très cher », pointe ARBEL « Et le fait d’irriguer avec de l’eau
salée ne simplifie pas les choses. A cause des taux de salinité, il nous faut changer la terre tous les ans pour qu’elle
continue d’être cultivable ».

Des solutions ont été trouvées, mais l’équilibre financier reste précaire. « La plupart du temps, nous cultivons hors-sol.
Cela revient moins cher de changer la terre des bacs que la terre de la ferme. Mais cela reste très onéreux. En outre, il
faut payer les graines et la main-d’oeuvre pour faire tourner les exploitations. Ce n’est pas facile ».
Pour tenter de réduire les coûts de main-d’oeuvre, le conseil régional de Ramat Néguev a mis en place d’autres systèmes.
Notamment des programmes d’échange avec des étudiants étrangers. Arbel précise : « Chaque année plus de 200 jeunes
viennent étudier l’agriculture high-tech ici. Ils restent un an puis rentrent appliquer nos méthodes dans leurs pays. Nous
avons ainsi de bons programmes d’échanges avec le Vietnam et la Chine ».

Un système en place qui permet à la région de développer son économie locale. Mais cette mine d’or en plein désert
pourrait un jour disparaître. En effet, comme le souligne Raz ARBEL : « Il y a encore débat au sujet des sources d’eau que
nous avons trouvées. Nous ne savons pas si cette ressource en eau se renouvelle ou si elle est fossile ».

Marier vie locale et tourisme

Du coup, les autorités s’emploient à développer une autre industrie : le tourisme. L’expérience du désert attire chaque
année de nombreux visiteurs européens et l’économie locale s’est adaptée. Les fermes et exploitations ont ouvert leurs
portes au public. C’est notamment le cas du vignoble de Eyal Izraeli.

Lui, sa femme et ses trois enfants sont venus s’installer dans le désert il y a treize ans. « Nous avons fait partie des
pionniers pour venir ici », explique-t-il. « Nous avons profité des programmes d’aide du gouvernement. Nous avons sauté
sur l’occasion, et quitté Haïfa », continue Izraeli.

La petite exploitation produit du Cabernet Sauvignon et du Merlot en plein désert. Une réussite dont Izraeli est fier. « Nous
avons su nous adapter aux problèmes d’eau. Et puis nous contribuons au développement de la région. Ici, pour les
vendanges, nous n’employons que des travailleurs israéliens, car nous voulons encourager la population à venir nous
rejoindre dans cette région. Et si nous voulons voir de nouvelles familles s’installer, il faut créer de l’emploi ».

Une attitude volontaire, qui a poussé Eyal à diversifier son activité. En plus de son vignoble, il a fait construire huit
cabanes sur son domaine. Le but : s’ouvrir au tourisme et permettre aux visiteurs d’un jour de prolonger l’expérience par
une immersion plus longue dans le désert.

Chaque semaine, il accueille des touristes israéliens et européens. Une affaire en or pour la famille, puisque les prix
peuvent monter jusqu’à 1 000 shekels pour un week-end.

Mais ce qui a incité Eyal et les siens à venir dans la région de Ramât Hanéguev, c’est la qualité de vie. « Nous avons
préféré nous installer ici plutôt qu’à proximité de la bande de Gaza. Nous sommes trop loin d’eux pour subir leurs tirs de
missiles et nous n’avons aucun problème avec les Bédouins », affirme-t-il. « D’ailleurs, assure Eyal, un Bédouin a créé sa
propre ferme ici. Il a reçu de l’aide de la part du gouvernement. Désormais, il participe pleinement au projet de
développement de la région ».

| Pièces jointes: DEVELOPEMENT DU NEGUEV.pdf

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