Fiche Ubifrance – Israel

Données générales

  • Superficie : 20 700 km²
  • Capitale : Jérusalem (non reconnue par la communauté internationale qui ne reconnaît que Tel-Aviv).
  • Monnaie : nouveau shekel (NIS)
  • Langue : hébreu, arabe
  • Population : 7,981 millions d’habitants
  • Démographie : Taux d’accroissement démographique de 1,3 % par an.

Population jeune : 28 % moins de 14 ans (18,5 % dans l’OCDE) – 10,1 % plus de 65 ans (15 % dans l’OCDE)

Âge médian : 29,4 ans (chiffres du CBS pour 2011) contre 39,7 ans en France.

  • Espérance de vie : L’espérance de vie chez les femmes est de 83,6 années (84,7 en France) et de 79,7 années chez les hommes (78 en France) – Chiffres du CBS pour 2011.
  • Infrastructures : 17 000 km de routes. 1 000 km de voies ferrées.

Données politiques

  • Type de régime : démocratie parlementaire monocamérale.
  • Date des dernières et prochaines élections : Élections législatives anticipées, le 21 janvier 2013 à la proportionnelle intégrale (nouveau gouvernement dirigé par Benyamin NETANYAHOU). Prochaines élections : 2017.
  • Les principaux dirigeants :
    • Président de la République : Shimon PERES ;
    • Premier ministre : Benyamin NETANYAHOU.
  • Durée du mandat : 4 ans

Données économiques en 2012

Principaux indicateurs par pays

Indicateurs Israël France
PIB 247 Mds USD 2,580 Mds UDS
Dette publique en % du PIB 4,2 % 5,2 % (2011)
PIB par habitant 32 060 USD/hab 40 690 USD/hab
Taux de croissance 3,2 % 0,0 %
Taux d’inflation 1,6 % 1,9 %
Taux de chômage 7 % 10,1 %

Sources : Central Bureau of Statistics, INSEE, Hormis pour la dette publique, tous les chiffres sont les estimations du FMI pour 2012. Pour Israël, ils concordent avec les chiffres du CBS à 0,1 % près. Pour la dette publique, les sources sont l’INSEE et le CBS.

Situation économique et financière du pays

Un environnement économique favorable tiré par une croissance positive depuis 2009 et stabilisée aux alentours de 3 % pour 2012 et 2013 du fait de la baisse de la demande mondiale, une demande intérieure de 2,9 % en 2012 et une prévision à 4 % pour 2013, un système bancaire stable, un marché des capitaux qui ne propose pas d’instruments financiers complexes et peu sensible aux difficultés de l’environnement géopolitique et aux aléas de la politique intérieure.

Une bonne gouvernance économique que l’on octroi au maintien d’une bonne discipline budgétaire : la dette baisse (74 % du PIB), le déficit s’est creusé (dépenses sociales et de défense), mais reste soutenable. L’inflation est maîtrisée (cible entre 1 et 3 % ; 1,6 % en 2012), un taux de chômage équivalent à un quasi-plein emploi et un pilotage très fin de la politique monétaire.

D’après l’IMD World Competitiveness Yearbook, Israël est le 9e pays le plus résilient du monde.

Israël bénéficie de ratings très favorables : S&P A+, Moody’s A1, Coface A2.

Politiques fiscale et économique du pays

L’économie a été libéralisée : privatisation du secteur public industriel et financier et réformes structurelles dont celles des marchés financiers pour casser le monopole des banques sur le crédit qui ne représentent plus qu’environ la moitié des crédits à l’économie.

Aucune mesure protectionniste préoccupante n’a vu le jour.

Le soutien de l’économie a été surtout mené par la facilitation du crédit pour ne pas creuser pas le déficit public au-delà du jeu des stabilisateurs automatiques. Le taux directeur a été réduit de 4,25 % en février 2008 à 0,5 % en avril 2009 (taux réel négatif). Remonté en août à 0,75 %, il reste en deçà des nécessités de lutte contre l’inflation.

L’établissement ou l’abondement de plusieurs fonds de garantie ont été annoncés mais la mise en oeuvre est inégale (garantie de l’émission des obligations des banques, établissement de fonds publics privés pour acheter les obligations des grandes sociétés, fonds de 40 M EUR pour le crédit aux PME, crédits export).

La principale fragilité d’Israël tient en effet à son marché des obligations d’entreprise. L’affaiblissement du rôle d’intermédiation des banques a conduit les grandes entreprises à faire appel de façon croissante à l’émission de dettes. 4,25 % en février 2008 à 0,5 % en avril 2009 (taux réel négatif).

Le nouveau gouvernement, dans le cadre d’une concertation réussie avec les partenaires sociaux, a toutefois desserré la contrainte budgétaire dans son budget 2009-2010. La progression de la dépense publique est passée de 1,7 % à 3 %, sachant qu’Israël a fonctionné au premier semestre en douzièmes reconduits. La TVA a été augmentée d’un point (16,5 %) mais B. Netanyahou n’a pas remis en cause les baisses des autres impôts (impôts sur le revenu et impôt sur les sociétés) et a même promis de les amplifier d’ici 2016. Les syndicats du secteur public ont accepté un gel partiel des rémunérations.

Des projets d’infrastructures, en discussion depuis plusieurs années, ont été annoncés au titre de la relance, mais sans encore beaucoup de précisions sur les échéances ou les montants engagés (dont un nouvel aéroport, transports interurbains, eau…).

Accords politiques, juridiques et multilatéraux

L’Union européenne est le premier partenaire commercial d’Israël et un partenaire technologique majeur. Ces relations sont structurées par un accord d’association, signé en 1995 et entré en vigueur en 2000, qui porte sur le commerce, la R&D, la justice, la liberté, la sécurité, l’éducation et les réseaux. Des sous-comités (industrie, commerce et services ‒ coopération douanière et taxes ‒ énergie et environnement) suivent, depuis 2006, sa mise en œuvre.

Depuis 2007, Israël bénéficie des outils de coopération de la Politique européenne de voisinage (PEV). La coopération scientifique est très active. Israël est devenu le premier pays non européen associé aux Programmes cadres de R&D depuis la 4e édition.

L’initiative d’une Union pour la Méditerranée a été accueillie favorablement. Le pragmatisme de l’UPM est vu comme un moyen de créer des solidarités autour de projets concrets. La Banque européenne d’investissements (BEI), après onze ans d’absence, est revenue en Israël en 2007 en mettant en place une ligne de crédit de 200 M USD pour des projets d’infrastructures à forte composante environnementale ainsi qu’une facilité de prêt globale de 75 M USD sur 10 ans en faveur des PME.

La plupart des engagements OMC ont été mis en place avant 1999, date de la dernière évaluation du pays, et des mesures volontaires de libéralisation ont été entreprises au-delà des engagements demandés. 75 % du commerce israélien s’effectue dans un cadre de libre-échange, notamment avec les États-Unis et ses deux partenaires dans l’ALENA, l’Union européenne, le MERCOSUR (en cours de ratification) et la Turquie. Israël a, en outre, un accord préférentiel avec la Jordanie et une Union douanière avec l’Autorité palestinienne.

Israël est un État membre de l’OCDE depuis mai 2010. Le processus d’adhésion, conduit par le ministère des Finances avec le soutien de la Banque centrale (Stanley Fischer) avait été engagé en 2007, pour accélérer l’ouverture et la modernisation de son économie. Son adhésion devrait également améliorer le coût de l’accès de l’économie aux marchés financiers.

Commerce extérieur

Importations en 2012 : 64,7 Mds USD (+ 3 % par rapport à 2011)
Exportations en 2012 : 45,7 Mds USD (- 1,9 %/2011)
Poids de la France dans les importations du pays : Moins de 3,0 % des importations d’Israël (1,156 Md EUR)

Sources : Central Bureau of Statistics

État des lieux du commerce extérieur

L’économie israélienne est fortement ouverte sur l’extérieur et donc sensible à la conjoncture économique mondiale. L’activité économique du pays dépend en grande partie de celle de ses principaux partenaires : États-Unis, Europe et Asie.

Ratio exportations/PIB d’Israël : 37,7 % (estimation pour 2012)

Exportations

Les exportations de biens et services (hors diamants) se chiffrent à 45,7 Mds USD en 2012, soit une baisse de 1,9 % par rapport à 2011. 97 % des exportations de marchandises (hors diamants) sont des biens manufacturés. 47 % des exportations sont des biens à forte intensité technologique (produits chimiques, équipements scientifiques et médicaux, composants électroniques, aéronautique), qui représentent une grande valeur ajoutée.

Principaux biens exportés :

  • produits chimiques (16,5 Mds USD) ;
  • équipement médical, scientifique et de communication (7,9 Mds USD) ;
  • composants électroniques et équipement informatique (4,3 Mds USD).

Importations

Les importations d’Israël (hors diamants) représentent 64,7 Mds USD en 2012 soit une hausse de 3 % par rapport à 2011.

Principaux biens importés :

  • matières premières et semi-produits (64 %, dont 30,5 % d’hydrocarbures) ;
  • biens d’investissement (19,8 % du total) ;
  • biens de consommation (16 % du total).

La répartition géographique du commerce extérieur israélien est plutôt bien équilibrée et relativement stable. L’Union européenne, malgré un recul en part de marché, reste globalement le premier fournisseur. Les principaux fournisseurs d’Israël sont les États-Unis, suivis de la Chine et de l’Allemagne. Viennent ensuite la Suisse, l’Italie, les Pays-Bas, la Turquie, le Japon, et le Royaume-Uni. L’Asie conserve sa position, représentant environ 20 % des importations.

Réhaussement de la position de la France parmi les fournisseurs d’Israël en 2012 : elle passe en effet de la 10e à la 9e position.

Exportations françaises vers Israël en 2012

Avec 1 156 M EUR, les exportations françaises vers Israël ont chuté de 10,5 par rapport à 2011, ce qui place la France au 9e rang des pays fournisseurs d’Israël.

Les secteurs moteurs des exportations françaises vers Israël sont les produits des industries agroalimentaires, qui ont augmenté de 16,6 % ; les équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique ; les matériels de transport et les produits chimiques ; parfums et cosmétiques.

La baisse des exportations (- 136 M EUR) est due à des ventes importantes et ponctuelles qui ont eu lieu en 2011, mais ne se sont pas reproduites en 2012 : un achat inédit et non renouvelé de produits pétroliers raffinés pour 54 M EUR, et la vente en 2011 de deux ATR 72 à la compagnie Israir (90 M EUR). En 2012, Airbus a signé un contrat portant sur la vente de 4 A 320 NEO, mais aucun versement n’a été effectué durant l’année.

Augmentation des importations françaises en provenance d’Israël

Avec 1 146 M EUR, les importations françaises en provenance d’Israël ont augmenté de 9,5 %, ce qui place la France au 13e rang des pays clients d’Israël. Les importations se répartissent ainsi :

  • Biens de consommation alimentaires : Les « fruits tropicaux et subtropicaux » représentent 31,1 M EUR en 2010 (+ 14,8 %). Les « agrumes » enregistrent également une hausse (+ 21,1 %) et atteignent 21,6 M EUR. Les « légumes et melons, racines et tubercules » ont baissé de 28,8 %, soit 14,5 M EUR.
  • Biens de consommation non alimentaires : Les « articles de joaillerie et bijouterie » ont plus que doublé (+ 125,3 %) pour atteindre 60,5 M EUR. Les « parfums et produits pour la toilette » sont également en forte hausse (+ 133,4 %), soit 33,1 M EUR. Le secteur des « préparations pharmaceutiques » représente 30,6 M EUR (- 11,2 %).
  • Matières premières et semi-produits industriels : Les importations de « produits du raffinage du pétrole » ont baissé de 21,2 %, elles atteignent 31,4 M EUR. Le secteur des « autres produits chimiques organiques de base » atteint 26,8 M EUR (- 18 %).© 2013 – UBIFRANCE
  • Biens d’équipement pour les professionnels : Le poste « pesticides et autres produits agrochimiques » atteint 80,6 M EUR suite à une baisse de 10,6 %. Premier poste en 2008, les « équipements de communication » ont crû de 10,9 % et représentent 62,4 M EUR soit 6,7 % du total de nos importations. Les « aéronefs et engins spatiaux » sont en baisse (- 12,9 %), soit 43,5 M EUR. Le secteur représente 4,7 % du total.

Les investissements

En millions EUR  IDE français en Israël  IDE israéliens en France
2006 808 188
2007 1 013 118
2008 1 205 169
2009 1 361 258
2010 146 148
2011 146 0

Source : Banque de France

L’investissement direct étranger (IDE) en Israël

Le régime de l’investissement en Israël est libéral et la plupart des activités sont ouvertes aux investisseurs privés nationaux et étrangers. D’après un rapport de la Banque d’Israël, les flux d’investissements directs étrangers (IDE) en Israël ont atteint 3,7 Mds USD en 2009, soit une baisse de plus de 50 % en deux ans, et sont restés faibles depuis. Ce fort recul s’explique par le contexte économique mondial et surtout américain puisque les start-up israéliennes sont très dépendantes de la conjoncture outre Atlantique. Israël bénéficie pourtant d’atouts : une forte activité de R&D, une main-d’œuvre qualifiée et polyglotte. Mais le pays souffre d’un environnement géopolitique particulièrement instable.

Investissements directs étrangers

2010

2011

Flux d’IDE entrants (millions USD)

5 510

11 374

Stocks d’IDE (millions USD)

60 220

66 768

Indicateur de performance*, rang sur 181 économies

48

33

Indicateur de potentiel**, rang sur 177 économies

66

Nombre d’investissements greenfield***

30

40

IDE entrants (en % de la FBCF****)

16,9

25,0

Stock d’IDE (en % du PIB)

27,7

27,5

Source : CNUCED – dernières données disponibles.

Note : * L’indicateur de performance de la CNUCED est basé sur un ratio entre la part du pays dans le total mondial des IDE entrants et sa part dans le PIB mondial. ** L’indicateur de potentiel de la CNUCED est basé sur 12 indicateurs économiques et structurels tels que le PIB, le commerce extérieur, les IDE, les infrastructures, la consommation d’énergie, la R&D, l’éducation, le risque pays. *** Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère. **** La formation brute de capital fixe (FBCF) est un indicateur mesurant la somme des investissements, essentiellement matériels, réalisés pendant une année.

L’effort national de R&D est estimé à 4,4 % du PIB (1er rang de l’OCDE)

10 Mds USD sont consacrés à la recherche civile (plus du double de la moyenne des pays de l’OCDE) et un effort de recherche de défense substantiel (technologies de rupture). La part accordée à la Défense serait de 1 % supplémentaire.

D’après le Forum de Davos, Israël est le 6e pays le plus innovant. Quelques indicateurs issus du « World Economic Forum » 2010-2011 :

  • 2e nation au monde par le nombre d’ingénieurs et de scientifiques qualifiés disponibles ;
  • 1re par la qualité des institutions de recherche scientifique : Technion, Institut Weizmann ;
  • 4e par le nombre de brevets par habitant ;
  • 22e pays le plus compétitif (sur 142) du classement Davos 2011-2012 sur la compétitivité.

Environnement des affaires et conseils pratiques

Les usages du pays

Les coutumes, les mentalités et les codes de négociations sont très différents en Israël de ceux auxquels un homme d’affaires français, même des plus aguerris, est habitué. L’une des particularités d’Israël est de donner l’apparence d’un pays parfaitement occidental. Si cela est pourtant vrai à bien des égards, il n’en demeure pas moins que le pays est emprunt d’une très forte culture moyen-orientale dont les subtilités demeurent trop souvent invisibles aux yeux d’un Européen.

Les Israéliens sont très ouverts mais aussi très directs, leur franc-parler peut parfois apparaître pour un français quelque peu déconcertant. Cette audace verbale, cette « chutzpah » que l’on pourrait traduire par « toupet » est tout à fait caractéristique de la mentalité israélienne et a en réalité bien moins à voir avec un défaut de politesse qu’avec un souci de franchise et une recherche d’efficacité et d’action.

Lors d’une négociation, un Israélien se présente comme un interlocuteur très pragmatique et un mot avec lequel il convient de se familiariser revient immanquablement dans son discours « takhless ! », ce que l’on peut traduire par « concrètement ! ». Si vous êtes d’accord sur les grands principes avec votre partenaire israélien, celui-ci se montre alors bien souvent assez arrangeant sur les points de désaccord, l’essentiel étant d’avancer. Ce dernier vous fera comprendre que les difficultés ne doivent pas constituer un obstacle à partir du moment où l’on s’accorde sur l’essentiel.

La tenue est généralement décontractée, les horaires sont « souples », les relations d’affaires sont cordiales, de fait elles sont de type « méditerranéen ».

Panorama socio-économique

Un niveau de vie et de développement occidental :

Le PIB par habitant d’Israël se situe en dessous de la moyenne OCDE et au niveau de pays tels que l’Espagne ou le Portugal. L’Indicateur de développement humain des Nations Unies situe Israël dans la catégorie des pays présentant un IDH très élevé.

Une jeunesse optimiste et confiante (enquête de 2010) :

  • 83 % des jeunes israéliens se disent « satisfaits de leur vie », soit le 2e taux le plus élevé après celui de la Pologne (85 %) ;
  • la jeunesse d’Israël exprime le plus haut niveau de satisfaction à l’égard de la situation économique de son pays (61 %) ;
  • 81 % des jeunes israéliens estiment leur avenir « prometteur », le taux le plus élevé après ceux des jeunesses brésilienne (87 %) et indienne (90 %).

Haut niveau de formation :

  • 1/4 de la population active possède un diplôme universitaire ;
  • le nombre d’ingénieurs par habitant est le plus élevé au monde.

Des manifestations de mécontentement :

  • faible variété des produits, gammes très restreintes et prix élevés dus à la concentration des grands acteurs de l’agroalimentaire et à la politique d’importation très restrictive ;
  • médiocrité des transports publics et difficultés de circulation dans les zones urbaines ;
  • des prix de l’immobilier excessifs.

Un marché du travail contrasté :

  • faible taux de participation à l’emploi (63,8 %, en hausse progressive) ;
  • poches de pauvreté (monde ultra-orthodoxe, Arabes israéliens, Bédouins).

Les pratiques commerciales en Israël

Le système bancaire local est fiable et moderne, bien que les banques fassent encore preuve d’un certain conservatisme et aient tendance à pratiquer une économie de l’endettement.

Les règlements commerciaux entre Israël et la France sont entièrement libres et les moyens de paiements utilisés sont pratiquement identiques à ceux pratiqués en Europe, à quelques particularismes près. Leur coût est en revanche plus élevé et les délais relativement longs.

Si les défauts de paiement sont rares, il n’est toutefois pas toujours facile d’obtenir des renseignements de notoriété sur les entreprises, un grand nombre de PME n’étant pas cotées en bourse.

En cas de litige, il est possible de recourir à l’exequatur de la décision auprès des juges, afin que cette décision soit exécutoire dans l’autre pays.

Le crédit documentaire est le mode de paiement le plus usité dans le commerce courant au même titre que la lettre de crédit (billet à ordre) et la lettre de change (open letter) à 90 jours. Il en est de même pour le virement Swift qui nécessite toutefois une domiciliation bancaire. Quelques sociétés d’affacturage travaillent sur le marché israélien. Le paiement en banque contre documents est privilégié lorsque le courant d’affaires est régulier et important. Le chèque de banque et le chèque d’entreprise sont très peu employés du fait des risques qu’ils font encourir.

Le cadre juridique

Le droit israélien est issu essentiellement de quatre sources : le droit Ottoman en vigueur sous l’administration turque (très résiduel aujourd’hui), la Common Law britannique introduite à l’époque mandataire, le droit juif traditionnel pour toutes questions impliquant le statut personnel, et la législation adoptée par la Knesset depuis 1948 (la déclaration d’indépendance et 11 lois fondamentales). Le droit des sociétés israélien s’inspire de toutes ces sources, intégrant aussi, pour certaines dispositions, des vestiges du code napoléonien.

Le droit des sociétés en Israël est régi par plusieurs lois :

  • la loi sur les sociétés du 19 avril 2000 amendant l’ordonnance sur les sociétés de 1983 d’inspiration
  • britannique, régissant les sociétés de capitaux israéliennes (publiques et privées à responsabilité limitée) et la succursale (articles 346 à 349) ;
  • l’ordonnance sur les « partnerships » de 1975 ;
  • l’ordonnance sur les sociétés coopératives de 1933.

Un cadre de coopération bilatérale porteur :

  • Une activité bilatérale intense :
    • transports publics : urbains et ferroviaires ;
    • tourisme, formation aux métiers de l’hôtellerie, semaine de la gastronomie française ;
    • mise en place d’un « dialogue énergie » : énergies renouvelables et efficacité énergétique,
    • initiative après-pétrole, gaz naturel.
  • L’innovation au coeur de la relation bilatérale :
    • le FIRAD (Fonds franco-israélien de recherche et développement) ;
    • les journées franco-israéliennes de l’innovation ;
    • FI3 : French Israeli Innovation Initiative.

De nombreuses opportunités d’affaires :

  • un marché dynamique, des modes de consommation occidentaux ;
  • un appétit de nouveauté et de qualité ;
  • de grands chantiers d’infrastructure : électrification du réseau ferré, LGV Tel Aviv-Eilat, métro léger de Tel Aviv, exploitation du gaz naturel, passage du charbon et du fioul au gaz naturel dans les centrales électriques et l’industrie ;
  • des secteurs à conquérir: grande distribution, distribution spécialisée, luxe, hôtellerie, restauration.

En matière de commerce international, le paiement de « faveurs » peut s’avérer une pratique courante afin de favoriser la conclusion d’une affaire. Une quelconque facilité (matérielle ou pécuniaire) peut être attendue en échange de services fournis par l’administration, ou par d’autres entreprises. Ainsi, certaines entreprises qui travaillent régulièrement à l’international peuvent être invitées à payer des pots-de-vin en vue de gagner des contrats, ou des « pourboires » afin d’obtenir un traitement prioritaire de leur dossier au sein des administrations.

L’entreprise doit cependant être consciente que pratiquer la corruption peut être dangereux d’une part parce que certains pays la condamnent fortement aux travers de mesures anti-corruption, d’autre part parce que la corruption peut avoir des implications directes sur la gestion de l’entreprise.

Le manager international doit être très attentif à tracer une ligne distincte entre « la voie raisonnable » pour faire du commerce international, et des pratiques relevant directement de la corruption. Les pots-de-vin ouvrent la voie vers une performance de mauvaise qualité et à la perte de repères moraux parmi le personnel de l’entreprise. La corruption mène à la propagation de pratiques commerciales contraires à l’éthique.

C’est pourquoi l’OCDE a adopté une convention, en décembre 1997, sur la lutte contre la corruption qui établit des normes juridiquement contraignantes tendant à faire de la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales une infraction pénale et prévoit un certain nombre de mesures visant à mettre en œuvre efficacement cette infraction.

Notre Agence souscrit aux principes de cette convention et invite l’ensemble de ses clients à prendre connaissance du décret n° 2000-948 du 28 septembre 2000 portant publication de cette Convention et à en mesurer les enjeux dans le cadre de leurs pratiques professionnelles.

 

© 2013 – Ubifrance – l’AAEGE Israel remercie Ubifrance pour son aimable autorisation de reproduction sur son site

Clause de non-responsabilité : Ubifrance ne peut en aucun cas être tenu pour responsable de l’utilisation et de l’interprétation de l’information contenue dans cette publication dans un but autre que celui qui est le sien, à savoir informer et non délivrer des conseils personnalisés. Les coordonnées (nom des organismes, adresses, téléphones, télécopies et adresses électroniques) indiquées ainsi que les informations et données contenues dans ce document ont été vérifiées avec le plus grand soin. Toutefois, Ubifrance ne saurait en aucun cas être tenu pour responsable d’éventuels changements.

Prestation réalisée sous système de management de la performance certifiée AFAQ ISO 9001 : 2008.

Auteur : Ubifrance Israël, Bureau de Tel-Aviv – Adresse : 7 rue Havakuk 63505 Tel-Aviv 6 Israël

Rédigée par : Frédéric SZABO, revue par : Karine BENICHOU

Version originelle du : mars 2011, mise à jour du : 28 février 2013