Chagall, homme de conviction

Ecrit par admin sur . Publié dans

Par PAULA HADDAD-21.04.11 – Jerusalem Post

Jerusalem Post

En 1930, le marchand d’art et éditeur Ambroise Vollard demande à Chagall d’illustrer la Bible.

L’année suivante, le peintre part en Palestine à l’invitation de Meir Dizengoff. Quel impact a eu cevoyage sur la réalisation des premières illustrations ?

Dizengoff invite Marc Chagall, Edmond Fleg et Hannah Orloff (artiste de l’Ecole de Paris) pour faire partie d’un comité scientifique en vue de la création d’un musée juif. C’est un

long voyage de trois mois où Chagall visite des villes, des kibboutzim, des lieux saints, le mur des Lamentations, le tombeau de Rachel, la synagogue de Safed.

Plusieurs de ces toiles sont présentées dans l’exposition. Sur place, Chagall réalise ce qu’il a appelé plus tard ses « notes » qui lui serviront pour les illustrations. Il dit lui-même que ce voyage a été très important émotionnellement, car il s’est rendu sur « la terre de ses ancêtres ».

Il ne faut pas oublier que Chagall a été au Héder, il a reçu une éducation religieuse. Dans son autobiographie, il explique que les Patriarches faisaient autant partie de sa vie que ses oncles et tantes.

L’autre impact de ce voyage, c’est sa rencontre avec les artistes de l’école Bezalel. Il était très intéressé par leur approche picturale. Dans les gouaches préparatoires à l’illustration de la Bible qu’il réalise à son retour (lire encadré), on retrouve cette influence, avec un traitement épuré des personnages bibliques.

 Lors de son exil aux Etats-Unis, il rencontre le père Couturier qui participe au renouveau de l’art sacré. Pour cet homme d’église, tout artiste peut aider à la spiritualité. Chagall est touché par ce message universel qu’il ne va cesser de développer par la suite, car il avait l’ambition d’oeuvrer à la réconciliation entre Juifs et Chrétiens.

Quelques années plus tard, le père Couturier demande à Chagall de réaliser un vitrail pour l’église Notre-Dame-de-Toute-Grâce d’Assy (Haute-Savoie). Il est intéressé par le projet mais s’interroge.

Il écrit alors à plusieurs personnalités du monde juif, André Chouraqui, Jacob Kaplan – GrandRabbin de France – et Chaïm Weizmann, président de l’Etat d’Israël en posant la question suivante

: « Un artiste juif comme moi peut-il travailler pour des lieux de culte chrétiens ? ». Il reçoit desréponses variées, dont un refus de Kaplan « .

Mots-clefs :

Rétrolien depuis votre site.

admin

This information box about the author only appears if the author has biographical information. Otherwise there is not author box shown. Follow YOOtheme on Twitter or read the blog.